#2 Les rois de Pergame et l’expression du pouvoir dans les monuments de victoire

9 décembre 2015 /// Auditorium du Musée Fabre /// 18h30


FRANCOIS QUEYREL
Directeur d’étude en archéologie grecque
à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (Paris)


Queyrel1 Le royaume de Pergame, situé dans le nord-ouest de l’Asie Mineure, est le dernier grand royaume à se développer à l’époque hellénistique, pendant les trois siècles qui séparent la mort d’Alexandre de la défaite d’Antoine et Cléopâtre à Actium. Les princes qui y ont régné, de la dynastie des Attalides, ont joué le rôle de protecteurs des Grecs contre les invasions des Celtes qui passèrent en Asie Mineure pour y piller et rançonner les populations avant de se fixer finalement dans la région d’Ankara, au centre de la Turquie actuelle. Des monuments commémorent dans la capitale et dans des cités et grands sanctuaires de Grèce leurs victoires sur les Galates et les rois qui les employaient comme mercenaires. Il reste les bases plus ou moins bien conservées de ces monuments de victoire et des copies romaines en marbre permettent de se faire une idée des statues en bronze disparues que certaines supportaient. Un monument qui a conservé ses sculptures en bas-relief, le Grand Autel de Pergame reconstitué à Berlin, offre une synthèse qui illustre sous une forme allégorique l’ensemble des victoires de la dynastie. Tous ces monuments publics mettent en forme l’affirmation du pouvoir si bien qu’on a pu y voir les éléments d’une politique culturelle concertée.

 

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