Collections

Le modèle « musée des moulages » provient de l’Allemagne, où les universités avaient constitué depuis la première moitié du XIXe siècle des collections à objectif pédagogique, essentiellement liées à l’enseignement de l’archéologie. Le Lehrapparat (collection d’étude et de recherche) correspond à un ensemble formé de tirages en plâtre d’éléments de sculpture antique, de dessins, d’estampes, de photographies, de maquettes et d’ouvrages, parfois aussi de collections d’antiques, où le musée des moulages constituait la pièce maîtresse.

Ce modèle a été adopté, à la fin du XIXe siècle, par le Ministère de l’Instruction Publique français en vue de l’introduction de l’archéologie comme discipline universitaire. C’est ainsi que des « galeries d’archéologie classique », à l’image des universités allemandes, sont créées en France. En 1890, sous l’impulsion de Ferdinand Castets, l’Université de Montpellier inaugure son Musée des Moulages, outil pédagogique et « parure » de la faculté des Lettres. Il s’agit du deuxième musée de ce type créé en France.

L’achat d’une collection de tirages en plâtre d’éléments de sculpture antique s’accompagne de la constitution d’un fonds photographique et bibliographique, ainsi que de l’arrivée d’objets originaux antiques, dépôts du musée du Louvre et du musée Guimet. C’est donc la formation de diverses collections liées à l’enseignement de l’Antiquité. Plus tard, en 1904, l’achat de la collection constituée par le chanoine Didelot de Valence a permis d’introduire la sculpture médiévale et d’élargir les périodes artistiques présentées au sein du Musée des Moulages.

Plusieurs collections sont attachées au musée, chacune présentant ses propres particularités, intérêts et problématiques. Témoins historiques de l’enseignement et de la recherche scientifique développés au tournant des XIXe et du XXe siècles, leur préservation, conservation et valorisation contribuent à ouvrir au grand public le patrimoine historique universitaire.

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