Moulages du Moyen Âge

ANTIQUITÉ TARDIVE ET HAUT MOYEN ÂGE
L’émergence d’une nouvelle iconographie

Session médiévale 1

Sarcophage dit de saint Maximin ou des saints Innocents : Scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament, Dernier quart du IVe siècle, Saint-Maximin (Var), basilique Sainte-Marie-Madeleine, crypte

Les moulages de sarcophages, de plaques gravées à destination funéraire et d’autels des premiers siècles de notre ère (IIIe, IVe et Ve siècles) révèlent l’intérêt de Didelot pour retrouver les origines de l’art chrétien, même dans des œuvres païennes, christianisées ou non par la suite. Si l’iconographie avait une part importante dans la recherche du chanoine, la technique ne l’était pas moins ; il y reconnait des modèles pour les sculpteurs romans, tout en les proposant à ses contemporains. Afin de ne pas créer un vide entre les deux périodes, il compléta la collection de quelques pièces haut médiévales, de mobilier liturgique, comme des dalles de chancel, et de décor monumental avec des chapiteaux, mais dont la datation reste de nos jours encore parfois mal établie entre le VIe et le Xe siècle.


AGES ROMANS
L’église magnifiée

Session médiévale 2

Linteau : Christ, Apôtres (?) et inscription (1019-1020) Saint-Génis-des-Fontaines (Pyrénées-Orientales), Eglise Saint-Michel, façade occidentale

Les moulages d’œuvres romanes (XIe – première moitié du XIIIe siècle) constituent l’essentiel de la collection. Ils proviennent de monuments religieux déjà bien connus de la communauté des historiens de l’art de la deuxième moitié du XIXe siècle (Saint-Génis – des – Fontaines, Saint – Gilles – du – Gard, Saint – Nectaire, Saint – Michel l’Aiguilhe…), d’édifices certainement affectionnés par Didelot, comme la cathédrale de Valence où il était chanoine, et d’églises plus confidentielles de Drôme et d’Ardèche notamment, mais non pour autant inintéressantes (Chabrillan, Champagne…). Il eut soin de révéler la diversité de la sculpture romane monumentale où domine le bas-relief à travers les tympans, les linteaux, les frises et les chapiteaux ornant ici des façades, là des chevets, ailleurs des chœurs ou des croisées de transept.


L’ART GOTHIQUE
Vers un nouvel humanisme

Session médiévale 3

Statue-colonne d’ébrasement : Personnage de l’Ancien Testament (Vers 1140-1145), Chartres (Eure-et-Loir), cathédrale Notre-Dame, Façade occidentale, portail sud

Charles Didelot ne semble guère s’être intéressé à l’art gothique comme en témoignent le peu d’œuvres de ce style de sa collection, ainsi que les articles qu’il publia dans des revues telles Arts Sacrés et Le Bulletin monumental. Ce manque fut quelque peu compensé par une donation de la ville de Béziers (Hérault), en 1962, d’une série de grandes statues, issues de monuments célèbres et emblématiques de l’art gothique français : les cathédrales d’Amiens, Bordeaux, Chartres, Paris et Reims. Elles ont toutes été réalisées par l’atelier du Musée de Sculpture comparée, créé en 1927 au Trocadéro (Paris). Elles montrent un autre aspect de la sculpture monumentale médiévale, où le relief, très marqué, tend à se détacher de son support, au lieu d’en être totalement dépendant, et à se rapprocher de la statuaire.

 

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